mardi 28 avril 2015

V comme Variscourt

Source: http://jl-letillois.blogspot.fr/


- Village proche de Guignicourt, sur la rive gauche de l’Aisne et du canal latéral
- 210 habitants

- Variscourt et sa centaine d’habitants voient arriver les Allemands au début de septembre 1914 puis le front se stabiliser à proximité immédiate entre les 13 et 15 du même mois. Le village subit à la fois les rigueur de l’occupation et les bombardements des canons français.
- En décembre, les civils sont évacués, vers Laon notamment.

- Une des habitantes de Variscourt commence alors à s’illustrer : Marie Birckel.

- Les positions allemandes sont intensément bombardées lors de la préparation de l’offensive Nivelle, sans succès. Lors de la fin du conflit, en octobre 1918, le village est totalement ruiné …

- Au recensement de 1921, il n’y a encore que 70 habitants à Variscourt (le niveau d’avant-guerre est cependant vite dépassé pour atteindre plus de 150 dans les années 1930).

_

mardi 24 mars 2015

V comme Vendel (Henri)



- Homme de lettres français
- Almenêches (Orne) 1892 – Saint-Gratien (Oise) 1949

- Etudiant à l’Ecole nationale des Chartes, Henri Vendel est mobilisé au sein du 5e RI en 1914 puis du 403e RI en mars 1915 (151e DI).
- Présent à partir de l’été 1916 autour de Reims, le régiment est aux Cavaliers de Courcy au moment du déclenchement de l’offensive Nivelle ; le 23 juin, Henri Vendel est cité à l’ordre de l’Armée et reçoit la croix de guerre avec deux étoiles.
- En août, il est à Hurtebise puis à partir de la fin de l’année 1917 plus à l’ouest, autour de Pinon puis Vauxaillon.
- En mai 1918, juste avant l’offensive allemande, il est évacué pour blessure liée aux gaz puis passe le reste de l’année hospitalisé.

- Après la guerre et la fin de ses études, Henri Vendel devient bibliothécaire dans la Marne, inventant notamment le principe du bibliobus, tout en poursuivant la publication d’écrits sous le pseudonyme de Nadel.

- En 1921 paraît Sous le pressoir, qui mélange souvenirs et fiction à propos du conflit.
- « La misère, la peur, les angoisses, les maux de toutes sortes que la guerre entraîne, ont pilé ma jeunesse. Mon âme fut comme une cuvée de raisins sous le pressoir. Je t’offre, lecteur, le vin de ma souffrance.
Je n’ai pas de prouesses à chanter ; je ne veux pas même dire : “j’étais là, telle chose m’advint, voilà ce que j’ai vu de telles batailles”. Je veux simplement, franchement, naïvement, te montrer quelles douleurs et quelles joies, quelles craintes et quelles espérances, put éprouver un homme semblable aux autres, emporté dans la tourmente. »



Source principale :


jeudi 8 janvier 2015

T comme Tournant de la mort



- « En 1914, lorsqu’on allait d’Oeuilly à Jumigny, dans l’Aisne, on trouvait à gauche, juste après avoir quitté la grand-route de Beaurieux, une ferme appelée Cuissy-Ferme. Tout de suite après, le chemin grimpait sur une colline en faisant un virage avant de redescendre vers Jumigny. En arrivant dans ce secteur, à l’automne 1914, on nous avait bien recommandé de ne pas nous faire voir dans cet endroit que les soldats avaient surnommé « Le Tournant de la Mort » : les Allemands avaient l’habitude de le canarder souvent, et nombreux étaient les hommes à y avoir déjà trouvé la mort. Aussi, lorsqu’il nous arrivait d’y passer, à pied ou avec les voitures, ne traînions nous pas. »

- C’est par ces mots que Louis Henrio, du 88e RIT, commence la préface du recueil de ses mémoires de guerre, intitulées précisément Le tournant de la mort (Kammdro an Ankoù en version originale bretonne).
- Comme le « Carrefour de la mort » de l’autre côté du vallon du Tordoir, ce secteur dangereux est pourtant un point de passage essentiel quant au ravitaillement des secteurs du plateau de Paissy ou de la Vallée Foulon. D’où sa mauvaise réputation auprès des soldats …

 _

samedi 6 décembre 2014

M comme Michel (Charles-Auguste)



- Sapeur-pompier français
- Vailly-sur- Aisne 1843 - Vailly-sur-Aisne 1914

- Charles-Auguste Michel est issu d’une famille importante pour Vailly-sur-Aisne et pour le monde des sapeurs-pompiers. En effet, Auguste Michel est capitaine du corps local lorsqu’il trouve la mort à 48 ans après une intervention contre un incendie à la sucrerie de Vauxrains en 1865 (un monument élevé en son honneur sur les lieux de l’accident est détruit pendant la première guerre). 

- Combattant pendant la guerre de 1870 (il est lieutenant au 12e BCP), Charles-Auguste Michel fonde en 1881 la Fédération des Sapeurs-Pompiers de France et d’Algérie à Reims en 1882.
- Quand la première guerre mondiale éclate, il a 71 ans ; resté dans sa maison malgré les combats, il meurt sous le bombardement lors de l’offensive allemande du 30 octobre 1914 sur sa ville, qui les voit progresser jusqu’à l’Aisne dans ce secteur.

- Le 11 novembre 1922, Charles-Auguste Michel obtient la Légion d’honneur à titre posthume.

- Lors des cérémonies du centenaire en 2014 à Vailly, un hommage particulier lui est rendu.




A lire aussi :


vendredi 14 novembre 2014

G comme Grands Riez



- Bois et carrières situés au nord de Vailly-sur-Aisne, sur les contreforts orientaux du vallon menant à Aizy-Jouy.

- Après la reconquête alliée de septembre 1914, les Grands Riez constituent une avancée mal commode dans le front allemand, qui permet cependant un certain abri pour les soldats et l’état-major des unités présentes en première ligne (306e RI français par exemple).
- Fin octobre, c’est un des premiers objectifs des Allemands lors de leur assaut sur Vailly : le site est violemment bombardé le 29 puis pris le lendemain par l’infanterie ; le bilan pour les Français se chiffre en centaines de morts et de prisonniers.

- Les carrières sont alors intégrées au système défensif allemand pendant toute la période où le front n’évolue plus, puis reprises par les Français en avril 1917

 _