Mon blog du centenaire

mardi 28 octobre 2014

M comme Maudite soit la guerre



- Bande dessinée (entre autres), avec textes de Didier Daeninckx et dessins de Pierre Elie Ferrier, alias PEF(éditions Rue du Monde, 2014).

- L’ouvrage raconte l’histoire d’un jeune garçon, Fulbert, qui en 1917 part à la rencontre de son père soldat à la 153e DI sur le plateau de Vauclerc pendant l’offensive Nivelle (dans la réalité, la 153e DI attaque sur Cerny et le bois du Paradis). Son but est de lui lire une rédaction faite à l’école.
- La BD s’inspire notamment du célèbre monument aux morts de Gentioux (Creuse) , sur laquelle figure la phrase titre.




- A noter que Didier Daeninckx participe à l’ouvrage dirigé par Nicolas Offenstadt en 2004 (Le Chemin des Dames. De l’événement à la mémoire) à travers une brève fiction, « Un petit air mutin ».

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mardi 7 octobre 2014

B comme Birckel (Marie)



- Institutrice française
- Essômes (Aisne) 1888 – Versailles 1968

- Marie Birckel est institutrice à Variscourt lorsque le village est occupé par les Allemands à partir de septembre 1914 (sa mère meurt de dysenterie en octobre après avoir été désignée pour remplacer le maire). Lorsque le front se stabilise à proximité, les autorités militaires évacuent les civils : la jeune fille est alors hébergée à Laon, où elle aide les réfugiés.
- En mai 1915, elle monte sans autorisation à bord d'un train de rapatriés vers la France – via la Suisse. Arrivé sur le sol français, elle reporte immédiatement aux autorités militaires tout ce qu'elle a vu là où elle a vécu et au cours de son transport : numéros des régiments allemands, situation des terrains d'aviation, pertes militaires occasionnées par les bombardements, construction d'un chemin de fer Bazancourt-Neufchâtel-sur-Aisne, etc.
- Elle devient par la suite une véritable espionne : d'abord chargée de recueillir les informations auprès des réfugiés axonais qui arrivent à Paris, elle est renvoyée en zone occupée pour y établir un véritable réseau d'informateurs ferroviaires autour d'Hirson en février 1916.

- Marie Birckel est arrêtée en mai 1916, emprisonnée à Liège puis condamnée aux travaux forcés en Allemagne. Libérée en novembre 1918, elle reçoit de très nombreuses décorations, notamment la Légion d'Honneur. Elle épouse Emile Fauquenot, rencontré en prison à Liège, avec qui elle participe à nouveau à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale. 

- Entre temps, son fils Jean est décédé à Allemant pendant la reconquête alliée de septembre 1918.

 


- Marie Birckel-Fauquenot est enterrée à Pinon ; depuis quelques années, la salle polyvalente de Variscourt porte son nom.




Source principale : Jean-Marc Binot, Héroïnes de la Grande Guerre, Fayard, 2008


dimanche 21 septembre 2014

V comme Villebois-Mareuil (Godefroy de)



- Aristocrate français
- Angers 1858 – 1917

- Le baron Radegonde Godefroy de Villebois-Mareuil, issu d’une famille prestigieuse, est propriétaire agricole dans le Maine-et-Loire quand commence le conflit.
- A 57 ans en 1914, il s'engage comme brancardier volontaire puis passe au 4e Zouaves de marche, régiment de son père, Henri, décédé au combat en 1870.

- Blessé dans une tranchée par une grenade lors des premiers jours de l’offensive Nivelle (autour d’Hurtebise), le sous-lieutenant Villebois-Mareuil anticipe la fin de sa guérison et demande à revenir au front dès le 16 juillet. Le 23 octobre, au premier jour de l'offensive de La Malmaison, il meurt en menant ses hommes à l'assaut du fort.

- Titulaire de la Croix-de-guerre (palme et étoile d'argent), il reçoit la Légion d'Honneur à titre posthume.




 
(A noter que son gendre, le vicomte Charles de Changy, est lui aussi MPF)


jeudi 21 août 2014

I comme Institutrice



- Le 3 décembre 1914, le Journal Officiel (le gouvernement français est alors encore à Bordeaux) publie divers hommages à des fonctionnaires et à des civils ayant eu une attitude courageuse dans les premiers mois de la guerre.
- On trouve notamment le nom de Madame Chéron, « institutrice laïque » à Bouffignereux :  « A montré dans des circonstances difficiles la plus grande énergie; chargée des fonctions de secrétaire de la mairie, et, seule au moment de l'arrivée des Allemands, elle ne s'est pas laissée déconcerter par les menaces et a tenu tête à leurs exigences avec une décision et un sang-froid remarquables; lors du retour de nos troupes, elle a assuré le service du cantonnement et de l'alimentation; elle a pris elle-même toutes les mesures pour l'identification et la sépulture de nos morts ; enfin elle a su prévenir la panique au cours du bombardement, par son exemple, son altitude et ses encouragements a la population. »

Source : L’Action féministe, janvier 1915 et Le Figaro du 4 décembre 1914