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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

mardi 30 juin 2009

T comme Thierry (Albert)

- Instituteur et écrivain français
- Montargis 1881 – Aix-Noulette (Pas-de-Calais) 1915

- Fils de maçon, Albert Thierry est un élève brillant et devient professeur à l’Ecole Normale de Versailles. Il s’investit dans la recherche pédagogique et le syndicalisme enseignant. En parallèle, il écrit des poèmes et des contes.

- Antimilitariste, il est touché par l’élan nationaliste de l’été 1914. Il est mobilisé au sein du 28e RI.
- Blessé en septembre dans le Tardenois, il reste aux mains des Allemands quelques jours avant d’être libéré lors de la contre-offensive française.

- Après quelques mois de convalescence, il revient au 28e RI comme mitrailleur à Berry-au-Bac, en janvier 1915, sur le canal de l’Aisne à la Marne.

- Il est tué le 26 mai, en Artois, lors d’une attaque allemande.

- En 1917 et 1918, on publie ses « Carnets de guerre ».

Source principale

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samedi 27 juin 2009

C comme Chaïla (Xavier)

(MAJ septembre 2011)


- Meunier / papetier et soldat français
- Brousses (Aude) 1886 – Brousses 1961

- En 1914, Xavier Chaïla travaille dans le moulin à papier de son village, que sa famille possède depuis 1877, lorsqu’il est mobilisé au 1er Hussards. Tout le début de sa guerre se passe en Lorraine. En 1916, il rejoint le 8e Cuirassiers.

- Début 1917, Chaïla est déplacé vers la région de Reims, où il assiste aux préparatifs de l’offensive Nivelle : « l’encombrement sur les routes est formidable. Par moments, on ne peut circuler tant la masse de véhicules et d’hommes est compacte. »
- Le 13 avril, il est à Guyencourt. « Dans la plaine, c’était une fournaise, on n’apercevait que fumée et éclatements. Et dire qu’il faudrait entrer dans cet enfer. »
- Le 16, le 8e Cuirassiers attaque en direction du nord-est (Chaïla aperçoit les chars qui partent à l’assaut) avec pour objectif d’être à Rethel dans la soirée. Retardé par la réaction allemande, il assiste à l’échec français et se scandalise du manque de moyens mis en œuvre pour l’évacuation des blessés. Le 17, après des heures passées à errer entre trous d’obus et restes de tranchées allemandes près de Juvincourt, il revient près de Berry-au-Bac.
- Le régiment est relevé le 28 (il séjourne sur la Marne), après plusieurs jours pénibles autour de la cote 108 et de ses explosions de mines.

- Le 21 mai, retour en ligne. Puis Chaïla bénéficie de quelques jours de permission entre le 5 et le 20 juin. Le 17 juillet, il apprend la mort de son frère cadet lors de la prise de la Caverne du Dragon.

- Début août, le régiment est relevé et va passer plusieurs mois à l’est de Reims, autour de la Pompelle.

- Au moment où il est envoyé combattre contre l’offensive allemande dans la Somme, en mars 1918, Xavier Chaïla est évacué à cause des oreillons. Quand il revient, c’est pour participer à la résistance en bordure de la forêt de Villers-Cotterêts puis aux combats de Coeuvres début juin.


- L’Audois finit la guerre dans la Ruhr. Démobilisé en mars 1919, il revient dans son village et remet en état le moulin à papier, dont l’activité a cessé pendant son absence.

- En 1997 est publié C’est à Craonne, sur le plateau … Journal de route 1914-15-16-17-18-19 de Xavier Chaïla (présenté par Sandrine Laspalles), recueil de ses notes mises en forme pour en faire un récit continu.http://www.blogger.com/img/blank.gifhttp://www.blogger.com/img/blank.gif



A consulter : le site du CRID 14-18

Le site du moulin de Brousses

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jeudi 25 juin 2009

C comme Condé-sur-Aisne

- Village situé à la confluence de l’Aisne et de la Vesle, au pied du versant sud du Chemin des Dames et du fort de Condé.
- 360 habitants

- Condé-sur-Aisne est un village d’un peu moins de 500 habitants en 1914, stratégiquement situé. Les Allemands l’occupent en septembre 1914 et parviennent à résister aux Français, profitant de leur position sur les pentes. Ceci explique la présence allemande dans cette partie de la vallée de l’Aisne, confortée après la prise de Vailly au début de 1915.

- Objectif non prioritaire, Condé est pris par les troupes françaises dans la soirée du 16 avril, qui profitent du retrait organisé des Allemands vers les hauteurs du Chemin des Dames.

- Des combats violents s’y déroulent à nouveau en septembre 1918. Quand ils se terminent, la population a énormément chuté : elle n’est encore que de 208 personnes en 1921, beaucoup ayant choisi de reconstruire ailleurs, dans les villes du département.

- Le village subit de très gros dégâts. L’église Saint-Pierre et Saint-Paul, tout comme la chapelle Saint-Ouen, en grande partie anéanties, sont reconstruites et classées aux Monuments Historiques.

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mardi 23 juin 2009

D comme Duchêne (Denis)

- Général français
- Juzennecourt (Haute-Marne) 1862 – Bihorel (Seine-Inférieure) 1950

- A sa sortie de Saint-Cyr (1883), Denis Duchêne alterne postes en métropoles et dans les colonies.
- Colonel en 1914, il combat en Lorraine et devient général. Son caractère colérique le rend impopulaire dans ses troupes et attire la méfiance de l’élite de l’Armée.

- Au moment de l’offensive Nivelle, le général Duchêne dirige la 10e Armée qui intervient début mai dans le secteur de Craonne.

- Après un séjour en Italie, il prend la tête de la 6e Armée au Chemin des Dames en décembre 1917. Il décide d’y défendre avant tout la première ligne, contrairement aux souhaits de Pétain qui voulait renforcer les défenses plus à l’arrière (Duchêne le 20 mai 1918 : « combattre jusqu'au bout sur la première position. Interdire à l'ennemi de prendre pied au sud de l'Ailette et au nord du plateau du Chemin des Dames »). Mais, le 27 mai 1918, l’offensive Ludendorff enfonce le front sur des dizaines de kilomètres en quelques heures … Les réactions de Duchêne sont trop tardives ou trop hésitantes. Le 10 juin, il est limogé.

- Il retrouve un poste de commandement en 1920, jusqu’à sa mise en réserve 4 ans plus tard.

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samedi 20 juin 2009

S comme Sainte-Croix



- Village où l’Ailette prend sa source, au Nord-Ouest de Corbeny, près de la D 1044
- 130 habitants

- Sainte-Croix, 180 habitants en 1914, est en zone allemande pendant toute la guerre. Le village souffre des bombardements liés à l’offensive Nivelle puis des combats de 1918 et doit être reconstruit après-guerre, mais sa population revient rapidement après la fin du conflit.

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jeudi 18 juin 2009

G comme Gernicourt



- Village de la rive gauche de l’Aisne, à proximité de Berry-au-Bac
- 60 habitants

- En 1914, Gernicourt est peuplé d’environ 100 habitants. Le village reste en possession des Français pendant presque toute la durée de la guerre, à proximité immédiate de la ligne de front.

- Gernicourt est le point de départ de l’offensive Nivelle dans le secteur de Berry-au-Bac, le 16 avril 1917. Les ruines du village bombardé voient passer les « poilus », tel Xavier Chaïla qui décrit les difficultés de son régiment, le 8e cuirassier à pied.
- Dans les jours suivants, le village reste sous les bombes à cause de l’enlisement de l’offensive. Un calme relatif n’intervient qu’à partir du mois de mai.

- Le village est totalement anéanti par les combats. La population, absente à la fin de la guerre, s’élève à peine à 18 personnes au recensement de 1921, avant de dépasser la centaine dans les années 1930.



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samedi 13 juin 2009

G comme Gaulle (Charles de)

- Militaire puis homme d’Etat français
- Lille 1890 – Colombey-les-Deux-Eglises 1970

- Charles de Gaulle sort diplômé de Saint-Cyr en 1912 et rejoint le 33e RI stationné à Arras, sous les ordres de Pétain.
- Lieutenant en 1914, il est blessé deux fois et devient capitaine dès 1915.

- En juillet 1915, Charles de Gaulle est pendant quelques semaines au Bois-des-Buttes. Il décrit dans ses notes presque quotidiennes ce qu’il voit au front ou dans les villages proches, à Pontavert par exemple.

- A nouveau blessé à Douaumont en 1916, il est capturé et soigné par les Allemands. A cinq reprises, il échoue dans ses tentatives d’évasion et est libéré après l’armistice.
- Après la guerre, le capitaine de Gaulle poursuit sa carrière militaire.

vendredi 5 juin 2009

G comme Grelines



- Ferme aujourd’hui disparue et bois proches de Braye-en-Laonnois, en contrebas du Chemin des dames à la hauteur de la ferme Malval et du Mont de Beaulne

- Allemand depuis septembre 1914, le secteur de Grelines est attaqué dès le 16 avril 1917 par les troupes françaises venues de Moussy-Verneuil et du canal de l’Aisne à l’Oise. C’est une zone très difficile entourée de versants très pentus et parsemée de fortifications allemandes : blockhaus, barbelés, etc.
- Les Français parviennent à la lisère du bois en fin de soirée, le 16, mais il faut plusieurs jours pour s’emparer de tout le vallon, une des clefs de la prise de Braye …
- Pendant des semaines, ensuite, le ravin des Grelines est sous le feu allemand, marqué par des coups de main fréquent ; c’est un lieu redouté par les « poilus » qui y sont affectés jusqu’au repli allemand de l’automne.

- La ferme des Grelines est totalement détruite.
- Le bois des Grelines porte encore aujourd’hui l’héritage de la première guerre, dans ses creutes et les restes des blockhaus.


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mardi 2 juin 2009

F comme Ferry (Abel)

- Homme politique français
- Paris 1881 – Vauxaillon 1918

- Après de brillantes études d’histoire, le neveu de Jules Ferry devient avocat. Il est élu député des Vosges en 1909 puis en 1914 et siège au centre, au sein de la Gauche radicale.
- Sous-secrétaire aux Affaires étrangères en juin 1914, il est mobilisé tout en restant membre du gouvernement (il a auparavant fait casser la décision qui le réformait pour tuberculose).
- Il mène en parallèle son rôle de combattant (notamment aux Eparges) et de ministre puis parlementaire, cherchant à améliorer le sort des soldats et la conduite de la guerre.

- Le 8 septembre 1918, Abel Ferry est gravement blessé par un obus allemand dans les premières lignes près de Vauxaillon ; il meurt quelques jours plus tard.


- André Loez publie en 2005 ses Carnets secrets 1914-1918 dans leur version non expurgée (contrairement à la première édition de 1957), avec préface de Nicolas Offenstadt


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