Information

Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

jeudi 31 décembre 2009

V comme Vauclair (abbaye)



- Abbaye fondée en 1134 par Bernard de Clairvaux à la demande de l’évêque de Laon (c’est la 15e « fille » de Clairvaux).
- NB : Vauclair s’écrivait autrefois Vauclerc

- L’abbaye de Vauclair comprend un premier monastère de plan bernardin classique et un deuxième de style gothique, inspiré de l’abbaye de Longpont (près de Villers-Cotterêts). Elle souffre beaucoup de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion et elle est définitivement démantelée pendant la Révolution (transformée en exploitation agricole). En 1907, on classe le bâtiment des convers (le seul à peu près intact) pour essayer de le préserver.


- A partir de septembre 1914, les Allemands entrent en fait en possession d’un véritable petit hameau, composé de 2 fermes et de 4 maisons depuis la vente de l’abbaye en 1791. L’ensemble a déjà souffert des premiers combats mais possèdent encore plusieurs bâtiments qui peuvent servir d’abri.

- Au printemps 1917, les bombardements français achèvent de ruiner l’abbaye, en particulier le bâtiment des convers long de 70 mètres et jusque là presque intact.



- Aujourd’hui, il ne reste plus que des ruines, sauvées par une association locale et classées monuments historiques en 1970.

- En novembre 2009, on inaugure un site qui offre des reconstitutions en 3D de l’abbaye et qui a vocation à être enrichi dans les mois suivants …
http://www.abbaye-vauclair.fr/



Source principale :
Lettre du Chemin des Dames n°17


Quelques sites à visiter :
http://philippe.tourteau.free.fr/index.htm
http://home.scarlet.be/vauclair/
http://www.mes-ballades.com/02/abbaye-de-vauclair.htm
http://photos.piganl.net/2009/vauclair/vauclair.html

mardi 29 décembre 2009

J comme Jünger (Ernst)

- Ecrivain allemand
- 1895 – 1998

- Rebelle dans sa jeunesse, Ernst Jünger s’engage dans la légion étrangère française en 1912. Mais il se porte volontaire sous l’uniforme allemand en août 1914.
- Il combat notamment dans le secteur de la ferme du Godat au début de 1915.
- Blessé 14 fois, il est promu sous-officier puis officier et reçoit les plus hautes distinctions de l’armée allemande.

- En 1920, Ernst Jünger publie Orages d’acier, dans lequel il décrit son vécu de la guerre mais aussi sa fascination pour l’expérience du combat. Deux ans plus tard c’est Le combat comme expérience intérieure.

- Il mène une carrière d’écrivain et de journaliste tout en ayant des activités parmi les associations d’anciens combattants. Chantre du nationalisme, il ne se laisse cependant pas séduire par les nazis. Ernst Jünger participe aussi à la seconde guerre mondiale, notamment à la campagne de France.

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dimanche 27 décembre 2009

V comme Vallée Guerbette

- Lieu-dit proche d’Allemant et du château de La Motte (haut d’un vallon qui s’ouvre jusqu’à Pinon)

- La zone, allemande depuis septembre 1914, se trouve à proximité immédiate de la ligne de front après le retrait allemand sur la ligne Hindenburg en mars 1917 puis les combats de l’offensive Nivelle du printemps.

- Le 23 octobre, après un intense bombardement, les Français du 30e RI (2e bataillon) s’en emparent lors des toutes premières heures de la bataille de La Malmaison. « Le mouvement s’effectue avec un élan superbe ; les tranchées ennemies ont été très bouleversées par le tir de notre artillerie. Des mitrailleurs ennemis en position dans des trous d’obus se défendent désespérément er nous causent des pertes. »
- L’artillerie allemande réagit violemment le lendemain, mais les Français progressent et éloignent les combats de la zone…

Source : JMO du 30e RI

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vendredi 25 décembre 2009

E comme Enthousiasme

« Depuis quelques jours, les bruits du front augmentent sans cesse. Les routes sont encombrées de poilus bleus et jaunes qui s’en vont tous du même côté, accompagnés de trains entiers d’artillerie, de camions chargés de munition et de matériel.
On regarde passer ces immenses convois en hochant la tête et l’on pense : « Qu’est-ce qu’ils vont prendre les Boches ! »
Parfois, nous allons sur les hauteurs voisines pour voir les lignes. Chaque fois nous trouvons des fumées plus nombreuses et plus hautes. Depuis hier, tout un pan du plateau de Craonne nage dans un brouillard qui va s’épaississant.
Devant ce panorama de la bataille gigantesque qui se prépare et dont nous serons les acteurs, nous poussons des exclamations d’étonnement et d’enthousiasme. »


Jules Ninet (89e RI) près de Ventelay début avril 1917, in Copains du front



Source : G. Lachaux, op. cit., page 103

dimanche 20 décembre 2009

C comme Casse-Tête


- Tranchée allemande située à proximité du fort de La Malmaison, très proche au sud du Chemin des Dames entre les carrières de Bohéry (qu’elle traverse) et le carrefour du Panthéon

- Après le repli allemand sur les hauteurs du plateau consécutif à l’offensive Nivelle, la tranchée du Casse-Tête marque leur première ligne, en hauteur par rapport aux Français.

- C’est à sa proximité que l’avion de Jacques d’Arnoux s’écrase, le 6 septembre 1917.

- La tranchée du Casse-Tête est un objectif prioritaire le 23 octobre, aux premières heures de la bataille de La Malmaison. En effet, ne pouvant être attaquées de front, les carrières de Bohéry doivent être contournées (l’autre tranchée, à gauche, est celle de la Fourragère jaune).
- « A 1 heure une patrouille [du RICM] avait constaté qu’il y avait encore du monde dans la tranchée du Casse-Tête. Ca s’était un peu calmé, mais à partir de 4 heures, quel déluge ! » « A 5h15 le 3e bataillon du 4e régiment [de zouaves] a couru vers la tranchée du Casse-Tête, dévastée par 3 000 bombes à ailettes ; personne ne la voit et elle n’arrête personne. » (RG. Nobécourt, op.cit., pages 314 et 317) L’intervention des chars qui « nettoient » le terrain facilite grandement la tâche des fantassins.
- La voie vers le fort de La Malmaison puis le plateau de l’Orme est alors ouverte …

vendredi 18 décembre 2009

A comme Arnoux (Jacques d')

- « 1 000 tomberont à ta gauche et 10 000 à ta droite mais toi tu ne seras pas atteint… »

- Aviateur français
- Seignelay (Yonne) 1896 – Les Arcs (Var) 1980


- Engagé volontaire à 18 ans en 1914 (116e puis 62e RI, que son père commande), le lieutenant Jacques d’Arnoux rejoint l’aviation en novembre 1916 après une blessure en Champagne, une longue convalescence puis une participation à la bataille de Verdun. « Adolescent très turbulent, d’une allégresse impatiente, dévoré par un feu dont il ignorait la nature, il était de ces garçons auxquels la guerre apporterait l’occasion de leur vie et dont elle déterminerait le destin. » (R.G. Nobécourt, page 289)

- Le 6 septembre 1917, il est aux côtés de l’adjudant Carré qui pilote un Sopwith chargé d’intercepter un avion allemand dont les reconnaissances fréquentes gênent l’armée française (un des nombreux « Fantôme-As » évoqués par les soldats). Jacques d’Arnoux raconte : « Voici le Chemin des Dames, le chemin maudit qui s’allonge sur la crête chauve et décharnée. Nous montons légèrement : le fort de La Malmaison s’élève dans un halo… Fantôme-As ! Fantôme-As ! C’est lui. Je l’ai vu ! Il évolue au-dessous, mitraille, virevolte et lance ses fusé »es. Sans l’inclinaison des ailes dans les renversements, on croirait qu’il roule au sol. Nous piquons sur lui, et dans un virage d’attaque … Dès les premières balles il se dérobe et s’enfuit à tire-d’aile vers le nord… C’est un traquenard. […] Soudain, deux avions couplés débouchent de l’ombre et fondent sur nous comme deux condors… « Les croix noires ! Les croix-noires ! » Je fais volte-face, les mitrailleuses sont braquées sur les assaillants et à genoux sur ma banquette je tire farouchement. Les rapaces grossissent, grossissent et arrivent dans le sillage de l’appareil… » L’adjudant Carré est tué par une rafale, l’avion s’écrase à quelques mètres de la tranchée du Casse-Tête.

- Le lieutenant d’Arnoux est grièvement blessé. Après 26 heures passées dans le no man’s land sous le feu de l’artillerie ennemie (une patrouille allemande s’approche de lui sans l’aider ni l’achever), il est secouru par des zouaves du 4e régiment mixte (les détails de ce sauvetage périlleux, douloureux et héroïque sont racontés par R.G. Nobécourt, op. cit., page 290)
Cf. le JMO du 4e Régiment mixte de zouaves et tirailleurs

- Victime d’une fracture de la colonne vertébrale et d’une lésion de la moelle épinière, le jeune homme de 21 ans reste hospitalisé jusqu’en 1922 et développe un sentiment religieux très intense.

- En 1925, Jacques d’Arnoux publie Paroles d’un revenant, auquel J. Norton Cru reproche ses excès (l’auteur est selon lui « une nature à la fois mystique, exaltée, fervente, plus que cela : frénétique »).

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mercredi 16 décembre 2009

E comme Echos du Plateau de Craonne

- Journal de tranchée de la 23e compagnie du 218e RI (« Ceci est un journal de bonne Compagnie », peut-on lire sous le titre du journal)

- Il paraît entre 1915 et 1917. « Ni mensuel, ni même trimestriel, il se déclare annuel dans son second numéro du jour de l’an 1916. » (G. Lachaux)

- « Nous ne pensions pas lorsque, l’an dernier à pareille époque, nous remuions déjà de la terre près de Vassogne et des creutes, que le Journal de la 23e aurait un deuxième numéro. Mais beaucoup d’autres se sont trompés dans leurs prévisions : par exemple, Guillaume II, empereur d’Allemagne.
Nous nous sommes remis à l’œuvre et maintenant, entraînés, nous ne voyons pas d’inconvénients à publier un troisième numéro quotidien le jour de l’an 1917, un quatrième en 1918 etc… Nos lecteurs peuvent tout attendre de notre dévouement. Malheureusement, la Rédaction peut aussi tout craindre de la destinée. »

- Souvent humoristique, on y trouve des dessins et des photographies, notamment de la zone de Moussy-sur-Aisne et de la ferme du Metz.


Source : G. Lachaux, op. cit, pages 60/61

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lundi 14 décembre 2009

N comme Neuville (La)


- Village disparu proche de Berry-au-Bac et du canal de l’Aisne à la Marne, sur le ruisseau Loivre.

- En 1914, La Neuville est un hameau d’environ 50 habitants dépendant de la commune de Cormicy, de l’autre côté du canal. Il est situé à proximité d’un port fluvial et d’un pont que les deux armées vont se disputer.


- Le 1er septembre 1914, les Allemands entrent dans un village évacué en hâte, qui redevient français après de très durs combats le 14 et a déjà été en grande partie ruiné.
- A partir de cette date, La Neuville se trouve sur la ligne de front pendant toute la guerre.

- Le 14 février 1916, c’est dans ce secteur que les Français réalisent leur première attaque au gaz (chlore) par les compagnies Z (une autre a lieu le 13 juin)

- Le 16 avril 1917, l’offensive Nivelle ne permet pas aux Français de réaliser la percée espérée vers le Mont Spin et Aguilcourt. Dans les jours suivants, le front se déplace à peine à quelques hectomètres à l’Est de La Neuville et se stabilise pendant plusieurs mois.

- Le secteur connaît à nouveau la déferlante allemande du 27 mai 1918 puis la contre-offensive alliée en octobre.


- Le hameau de La Neuville est entièrement détruit. Seules quelques maisons sont reconstruites, ne formant plus un ensemble cohérent. Une mise en valeur des traces de l’ancien village est réalisée par l’association « Cormicy, ma ville, son histoire ».

samedi 12 décembre 2009

P comme Prouvais

- Village situé à l’Est de l’A26, au Nord-Est de Juvincourt
- 390 habitants

- Prouvais est en possession des Allemands de septembre 1914 (bien qu’atteint par certains bataillons du 332e RI à la pointe de la contre-offensive alliée) à octobre 1918. Le village se trouve à proximité de la ligne de front (environ 7 kilomètres).

- En 1917, c’est l’un des premiers objectifs des troupes françaises (notamment les chars) qui attendent le long de la Miette, après Juvincourt et Guignicourt. Mais elles sont arrêtées à hauteur du bois de Claque-Dents et ne peuvent s’approcher de Prouvais.

- Le village est libéré par les troupes françaises autour du 18 octobre 1918.

- La population de Prouvais chute fortement à cause de la guerre : alors que près de 370 personnes y vivent au recensement de 1911, elles ne sont plus que 215 à celui de 1921 (le chiffre repasse progressivement ensuite au-dessus des 300).

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jeudi 10 décembre 2009

V comme Vallières (Pierre des)

- Militaire français
- Paris 1868 – Juvigny 1918

- Cavalier de formation, le général Pierre des Vallières prend le commandement de la 151e DI le 20 mai 1917, à la suite du général Lanquetot.

- Le général Duchêne lui confie la charge de s’emparer de l’isthme d’Hurtebise le 16 août. Il obtient que l’attaque soit élargie jusqu’au plateau de Californie, entêté malgré les premiers refus de son supérieur. L’attaque est minutieusement préparée, répétée à l’entraînement sur un terrain qui reconstitue les lieux et les tranchées existantes.
- La préparation d’artillerie commence le 29 août, l’assaut terrestre le 31. Les Français progressent, difficilement, certains soldats du 403e parviennent au-delà de l’isthme ; Vallières les y fait revenir, malgré le courroux de Duchêne (« Vous m’avez fixé des objectifs, je m’y tiens. Il ne s’agit pas d’aller le plus loin possible pour être reconduit ensuite mais de garder les positions les meilleures. Les marges vues qu’elles nous donnent sur la vallée de l’Ailette ont retourné la situation à notre avantage. C’est ce que vous m’avez demandé et c’est ce que j’ai fait. »)
- Les contre-attaques allemandes sont nombreuses et la relève promise n’arrive pas : « Il suce jusqu’au bout mes troupes qui, après avoir fourni l’attaque, en sont à leur huitième nuit sans sommeil. Je refuse, devant tous les officiers, de serrer la main du général Mazillier [commandant du 1er corps colonial]. » La 151e DI est enfin relevée le 8 septembre. Le général de Vallières va lui-même saluer ses soldats, rendre compte à Pétain de la « victoire » d’Hurtebise et obtient la croix de guerre pour le 403e RI qui a mené l’attaque. Plusieurs cérémonies ont lieu, à Soissons, Versailles et Saint-Germain.


- En permission à Paris pour fêter ses noces d’argent, le général des Vallières est rappelé le 27 mai 1918 au PC de la 151e DI, à Chavigny, pour faire face à l’offensive Ludendorff. Le 28, il le déplace à Juvigny et parcourt toutes les unités sous ses ordres. Au retour de Clamecy, que ses soldats défendent, il ne se doute pas que « les Allemands se sont approchés de Juvigny. Ils en tiennent les issues et quand la voiture du général des Vallières, portant son fanion rouge et blanc de divisionnaire, arrive par la route de Leury au carrefour à l’est du village, une mitrailleuse ennemie, dans la haie d’un talus, ouvre le feu à bout portant. Le chauffeur Loisel accélère : à 10 mètres la mitrailleuse crible l’auto de ses balles. « Je suis touché » murmure le général. Il s’affaisse et il meurt. » Son corps est déposé dans un boyau proche par les autres passagers du véhicule. En fin de journée, ses hommes qui cherchent à reprendre Juvigny organisent une opération pour ramener son corps dans le camp français.
- Son fils Jean, lui aussi militaire, apprend la nouvelle depuis le camp où il est prisonnier (à Magdebourg).

- Un monument est élevé à l’endroit de sa mort par plusieurs régiments de la 151e DI.


Source principale : R.G. Nobécourt, op. cit., pages 280 à 285 et pages 292/293

lundi 7 décembre 2009

G comme Gaudy (Georges)

- Ecrivain français
- Saint-Junien 1895 – 1987

- Georges Gaudy est mobilisé à partir de février 1916 et combat jusqu’à la fin de la guerre au sein du 57e RI.

- Le 16 avril 1917, il est sur le Chemin des Dames, dans le secteur de Vassogne, pour exploiter le supposé succès des régiments de première ligne vers Laon. Il peut donc observer l’offensive, son échec et décrire les dégâts (notamment sur les troupes sénégalaises).
- Les 5 et 6 mai, il participe à l’attaque sur le plateau des Casemates.

- Début juin 1918 il combat à nouveau dans l’Aisne, au Sud de Soissons, près de Vauxbuin.

- Après guerre, Georges Gaudy commence une carrière d’écrivain et s’engage aux côtés de l’Action française. Il publie ses souvenirs en 4 volumes : Les trous d’obus de Verdun (1922), Le Chemin des Dames en feu (1923), L’agonie du Mont-Renaud (1921) et Le drame à Saconin et l’épopée sur l’Ingon (1930).
Jean Norton Cru est assez sévère avec lui. « L'œuvre de Gaudy reste l'œuvre d'un jeune qui n'a pas su acquérir à la guerre la maturité que d'autres ont acquise. Il sait nous donner le pittoresque, rarement le poignant, et jamais ce qui est vraiment profond. » (Témoins)
Réponse de Georges Gaudy

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samedi 5 décembre 2009

H comme Hameret



- Ferme du plateau du Chemin des Dames, entre Ostel et Aizy-Jouy

- La ferme Hameret (exploitation agricole de grande taille et à l’architecture très riche) est située en 1914 sur les premières pentes qui mènent à Aizy. Elle est occupée par les Allemands dès septembre, qui utilisent les creutes proches comme abris.

- Les Français du 355e RI sont stoppés à proximité le 19 avril 1917, après avoir pris difficilement Aizy. Il décide un nouvel assaut pour le 20. « Le 6e bataillon attaquera la ferme Hameret par surprise avec l’appui de sa compagnie de mitrailleuses et du peloton de 37, sans préparation d’artillerie. […] Le mouvement se fait par infiltration, en utilisant d’anciens boyaux, les chemins creux et les couverts de toute nature. » Les soldats progressent en rebord de plateau « sans que l’ennemi ait éventé le mouvement. » Grâce à l’appui des mitrailleuses la ferme Hameret est prise vers 16h30 par la 21e compagnie (une vingtaine d’Allemands s’en enfuient).
- Dans les heures qui suivent le 355e RI « nettoie » les creutes voisines capturant de nombreux prisonniers.
(JMO)

- Pendant plusieurs jours, le front reste à hauteur de la ferme, puis s’éloigne de quelques centaines de mètres début mai.
- Ses ruines deviennent un lieu de repos fragile pour les soldats et d’évacuation des blessés.


- Entièrement détruite, la ferme Hameret est reconstruite à quelques hectomètres de son emplacement original (qui correspondait aux actuelles maisons ouvrières), au bord de la D15, sur le plateau.

jeudi 3 décembre 2009

N comme Norton Cru (Jean)

- Ecrivain français
- Labatie d’Andaure (Ardèche) 1879 – 1949

- Installé aux Etats-Unis, Jean Norton Cru est mobilisé d’octobre 1914 à février 1917, combattant notamment à Verdun. Bilingue (sa mère est anglaise), il est affecté à l’arrière comme traducteur avant de repartir aux Etats-Unis à la fin de la guerre, où il devient enseignant dans le Massachusetts.

- En 1929 paraît son ouvrage Témoins, dont le sous-titre est Essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Il étudie plus de 300 récits publiés de soldats. Le livre entraîne une vive polémique, car il remet en cause aussi bien Le Feu de Barbusse que les écrits de Roland Dorgelès.
- Le livre est réédité en 1993, ce qui lui vaut une deuxième « popularité » alors que le débat fait rage entre historiens à propos de la valeur des témoignages et de leur intérêt pour cerner les motivations des combattants de la première guerre. On peut citer par exemple l’ouvrage de Frédéric Rousseau, La Guerre des témoins : le procès des témoins de la Grande Guerre. L’affaire Norton Cru (2003). C’est à nouveau cet historien qui préface une nouvelle édition de l’œuvre accompagnée de documents permettant de comprendre la polémique, en 2006 (compte-rendu).

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