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Mon activité est moindre ici en ce moment car je consacre beaucoup de temps au blog "frère" qui raconte semaine après semaine (et jour par jour en ce moment) les événements au Chemin des Dames il y a 100 ans.


http://cdd100ans.blogspot.fr/


Cordialement
Gil Alcaix

vendredi 31 mai 2013

F comme Fourdrain



- Village situé au nord-ouest de Laon, dans la forêt de Saint-Gobain
- 400 habitants

- Quand la guerre éclate, Fourdrain compte environ 550 habitants. Ceux-ci voient les Allemands occuper les lieux à partir de début septembre 1914 pour plus de quatre ans, jusqu’en octobre 1918.
- Situé quelques kilomètres derrière le front du Chemin des Dames et du Soissonnais, Fourdrain sert de village de repos aux Allemands. Il abrite aussi un hôpital militaire.

- A proximité de Fourdrain et de Crépy est installée une des « Grosse Bertha » qui bombarde Paris pendant la guerre ; on dispose de renseignements précis sur cette installation.


 
- Après la guerre, un cimetière allemand situé à côté de celui de la commune regroupe les corps des soldats enterrés dans les villages des alentours. Il fait partie des plus beaux de la région et l’on y accède par une route pavée, le « chemin de la réconciliation ».

- Relativement peu détruit, le village a perdu une centaine d’habitants au recensement de 1921.



A consulter :
http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/cimetiere_detail.asp?cimetiere=460http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/cimetiere_detail.asp?cimetiere=460

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dimanche 26 mai 2013

J comme Jordens (Jules-Gérard)




- " Tout est dit. Maintenant tu peux fermer le livre
Sans regret. Lasse enfin la chair, morte, repose.
La fête se termine ainsi que toute chose.
C’est l’heure de partir et d’aller plus loin vivre. »


- Poète français
- Nice 1885 – Bois-des-Buttes 1916

- Jules-Gérard Jordens est mobilisé au 246e RI comme brancardier. Il passe donc les premiers mois de la guerre dans l’Aisne, avant d’être envoyé dans l’Artois en avril 1915. Jordens revient près du Chemin des Dames en février 1916, son unité s’installant dans le Bois-des-Buttes.
- « Comme il était peu fait pour cette vie brutale, ce grand garçon distingué ! Le moindre de ses gestes semblait une recherche, tant il avait de grâce naturelle. » (Roland Dorgelès)

- Le 25 avril 1916 dans l’après-midi, le régiment lance une puissante attaque pour essayer de reprendre le bois aux Allemands ; cette attaque échoue et entraîne de très grosses pertes (30 tués, 129 blessés et 19 tués du seul côté français. Elle se prolonge le lendemain par un violent duel d’artillerie, surtout dans la soirée. C’est à de moment que Jordens est tué.

- « Durant les attaques d’avril 1916 il s’exposa plus que jamais, allant chercher les blessés entre les lignes, et comme il traversait de nouveau la clairière, son brancard roulé sur l’épaule, il s’écroula parmi les dormeurs bleus, la poitrine trouée par un éclat d’obus. Nous avions cru le connaître, ce beau garçon nonchalant, mais il gardait secret, pour l’offrir à la mort, le cœur héroïque qui battait en lui. » (Dorgelès)

- Jules-Gérard Jordens, mort à deux jours de son 31e anniversaire, est enterré à la Nécropole nationale de Pontavert. Son nom figure au Panthéon parmi ceux des 560 écrivains officiellement « Morts pour la France. »






Source principale : Roland Dorgelès, Bleu Horizon


dimanche 19 mai 2013

C comme Choisis Lison



Source:



- Chanson datant de 1917 dont les paroles sont de Louis Bousquet et la musique de Camille Robert (déjà partenaires pour Quand Madelon)

- A deux reprises, au premier et au dernier refrain, le texte cite trois lieux emblématiques du Chemin des Dames parmi les nombreuses zones du front évoquées dans la chanson.



- Paroles :

V'là les poilus, v’là les Bonhommes
Ceux de Laffaux, ceux de Paissy, ceux de Craonne
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t'aimera
Quand au printemps la feuille pousse, un doux zéphir vient nous charmer
Et de ses lois c'est la plus douce, qui dit au cœur : il faut aimer
Si Cupidon frappe à la porte, belle Lison ne rougis pas
C’est du bonheur qu'il nous apporte, sans un regret tends lui les bras
Un beau brun te plait-il ? En voilà
C'est un blond que tu veux ? Il est là

V’là les poilus, pauvres soldats
Ceux de l'Yser, ceux de Lorette, ceux de l'Artois
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t'aimera

As-tu rêvé d'être l'épouse, d'un gars du Nord aux yeux d'azur
Veux-tu devenir l'Andalouse d'un montagnard basque au pied sûr ?
Préfères-tu d'un franc gavroche le fin sourire et le bagout ?
Du défilé bien vite approche, tu trouveras selon ton goût.
Un beau brun te plait-il ? En voilà
C’est un blond que tu veux ? Il est là

V’là les poilus, v’là les Bonhommes
Ceux de Beaumont, ceux de Verdun, ceux de l'Argonne
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t'aimera

Ils ont cent fois risqué leur vie sous la mitraille sans émoi
Et de te voir toute jolie ils sont timides devant toi
Si tu restais indifférente, O Lison tu ne serais pas
De cette race si vaillante qui donne de pareils soldats
Un beau brun te plait-il ? En voilà
C'est un blond que tu veux ? Il est là
V’là les poilus, v’là les Bonhommes
Ceux de la Marne, ceux de Vimy, ceux de la Somme
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t'aimera

V’là les Bonhommes, v’là les poilus
Ceux de l'Yser, ceux de Verdun, ceux des Hurlus
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t’aimera
V’là les poilus, v’là les Bonhommes
Ceux de Laffaux, ceux de Paissy, ceux de Craonne
Choisis celui qui te plaira, choisis Lison
Et si tu l'aimes il t'aimera.


- Lien vers la version chantée de Tichot

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